Ce week-end aura été rythmé par le stage organisé par l'association
Approche-Paille 16 stagiaires encadrés par 3 formateurs, ont pu découvrir ou se perfectionner à la construction paille selon la technique du GREB.
Cela demandait une sacrée organisation, mais tout s'est très bien passé !
Quelques parties de murs comprenant ouvertures et angles ont été réalisées.
Nous avons commencé par disposer sur l'arase, un feutre bitumineux pour stopper les remontées d'eau par capillarité, puis nous avons ancré les lisses basses (40x100) dans l'arase par des goujons d'ancrage (chevilles à frapper) 10x96.
A noter, que si c'était à refaire, j'aurais pris le temps de trier le bois afin de sélectionner pour les lisses basses, des pièces purgées d'aubier, rectilignes et homogènes en épaisseur (dimensions constatées entre 38mm et 43mm => JC, il faudra que tu m'aides à calculer l'écart-type et la variance ...).
Toutefois, un des avantages de la technique du GREB est qu'elle permet de corriger facilement ces défauts (tout comme les imperfections de la maçonnerie), en ajustant la hauteur des poteaux tous les 60cm.
Ensuite nous avons fixé les poteaux (40x100 également, comme toute l'ossature) avec des vis 5x85 en biais.
Nous avons alors pu insérer les bottes de paille dans le tunnel créé par la double ossature.
Nous avons planté des clous galvanisés 3x60 sur le côté des poteaux et sur les lisses, pour permettre l'accroche du mortier.
Ci-dessous, on distingue les trames de verre 10x10 agrafés sur les poteaux, destinées à l'accroche ultérieure des enduits de finitions sur le bois. L'avantage de fixer les trames dès cette étape, est que les extrémités sont noyées dans le mortier que nous allons couler derrière les coffrages temporaires, et donc de leur assurer une excellente tenue.
Un mortier léger (sciure, sable, chaux aérienne, ciment) est alors versé, tassé et vibré dans l'espace de 4cm entre le coffrage temporaire et les bottes de paille). Ce mortier permet de protéger la paille tout en la laissant respirer, mais permet aussi de contreventer l'ossature en s'accrochant aux clous précédemment plantés sur le coté des poteaux.
Des feuillards mettaliques (qu'on ne voit pas sur la photo) sont placés au dessus de chaque rang de bottes de paille, pour éviter l'écartement des montants de la double ossature.
L'assemblage de tous les éléments cités précédemment, assure une excellente cohésion de l'ensemble de ce système constructif particulièrement astucieux, modulaire et techniquement accessible à tous.
Et voici ci-dessous, le groupe au complet (merci à tous) et le résultat du décoffrage du mortier. Ce dernier n'est pas parfait, mais les trous se rebouchent très facilement, à la truelle ou à la taloche.
Ce mur brut de décoffrage recevra plus tard, 2 couches d'enduit de finition à la chaux.
Et la suite ?
Avant de continuer l'ossature, nous allons devoir finir le soubassement intérieur, la mise en oeuvre des réseaux et le hérisson. N'hésitez pas à vous manifester si ces étapes vous intéressent.